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Les clientèles EHDAA (élèves handicapés en difficultés d'adaptation et d'apprentissage) ont longtemps été considérées comme les parents pauvres du système éducatif québécois. Les élèves présentant des difficultés cumulent en général beaucoup plus de retard par rapport au reste d'élèves dans les classes dites régulières, car ils ne sont pas outillés pour suivre le rythme effréné des apprentissages.
Plusieurs recherches ont démontré que depuis le rapport COPEX, le Québec est de plus en plus sensibilisé au fait qu'il faut prendre en charge les élèves en difficultés d'adaptation et d'apprentissage et leur offrir une égalité des chances en éducation. Nous voyons bien que cette égalité des chances fait très souvent défaut dans les milieux scolaires. Chaque école vit sa propre réalité et ces dernières ne sont pas toutes égales devant les ressources. Dans plusieurs établissements scolaires, les évaluations tardent à venir, ce qui repoussent les services aux élèves. De plus, dans le cas où les services sont alloués, les ressources demeurent insuffisantes ou incomplètes dans beaucoup de cas.
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Dans un dossier d'actualité du CDEACF (Le centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine) de septembre 2013 “Le ministère de l’Éducation avait prévu un budget de 6,6 millions de dollars en 2012-2013 pour offrir une aide technologique pour les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. Ces outils demeurent parfois controversés. Certains acteurs du milieu de l’enseignement considèrent qu’il s’agit de tricherie, rien de moins. À l’inverse, d’autres croient plutôt que cette technologie permet aux jeunes d’exprimer enfin leur plein potentiel.”
Dans ce débat d'opinions, il serait intéressant de souligner l'effort de certains enseignants qui travaillent sans arrêt pour améliorer la vie de ces enfants. À mon avis, les personnes qui estiment que c'est de la triche, ne constituent en aucun cas, des parents qui doivent composer tous les jours avec un enfant en difficulté, gérer sa vie de famille, courir après les services et passer des heures à aider et à accompagner son enfant dans ses apprentissages.
Ces acteurs ne sont pas non plus des proches ou amis de ces enfants exclus, qui peuvent constater l'évolution ou encore l'amélioration dans l'environnement de l'enfant. Ce ne sont pas des enseignants qui croient à la cause que les adaptations peuvent modifier positivement les apprentissages des enfants, ainsi changer leur parcours scolaire.
Comment pourrions-nous parler de tricherie, quand on voit des enfants qui ne connaitront jamais de succès s'ils n'ont pas leur Antidote ou leur Word Q en étant dyslexiques. Pourquoi ces élèves devaient être traités de la même façon que les autres, alors qu'ils ne sont pas égaux neurologiquement.
Néanmoins, il est évident que certaines ressources arrivent dans les écoles sans que les personnels n'aient les compétences nécessaires pour les utiliser ou accompagner les utilisateurs adéquatement. Cela nécessite une bonne formation et des changements dans les méthodes d'enseignement.
Enfin, Si ces aides technologiques peuvent amener les élèves à avoir une meilleure perception de l'école, les motiver davantage et les conduire au succès, je pense que ces aides sont plus que nécessaires.




